Les fautes (Basket)
Un article de Monocyclopédie.
Faute personnelle
Une faute personnelle est une faute de joueur qui implique un contact avec un adversaire, que le ballon soit vivant ou mort. Un joueur ne doit pas tenir, bloquer, pousser, charger, accrocher un adversaire ni empêcher sa progression au moyen de ses mains, bras, coudes, épaules, hanches, jambes, genoux ou de son monocycle ou en pliant son corps d'une façon anormale (à l'extérieur de son cylindre) ou encore en utilisant des moyens brutaux ou violents.
L'obstruction est un contact personnel illégal qui empêche la progression d'un adversaire avec ou sans le ballon.
Charger, c'est le contact personnel d'un joueur, avec ou sans ballon, qui pousse ou tente de passer en force contre le torse d'un adversaire.
Le marquage illégal par derrière est le contact personnel par derrière d'un défenseur avec un adversaire. Le simple fait que le défenseur tente de disputer le ballon ne justifie pas le contact par derrière avec un adversaire.
Tenir, c'est un contact personnel avec un adversaire qui restreint sa liberté de mouvement. Ce contact (tenir) peut se produire avec n'importe quelle partie du corps.
L'écran illégal est une tentative illégale pour retarder ou empêcher un adversaire qui ne contrôle pas le ballon d'atteindre un emplacement désiré sur le terrain de jeu.
L'usage illégal des mains se produit quand un joueur, en position de défense, place et maintient sa ou ses mains en contact avec un adversaire, avec ou sans le ballon, pour empêcher sa progression.
Pousser, c'est un contact personnel avec n'importe quelle partie du corps qui se produit lorsqu'un joueur déplace ou tente de déplacer en force un adversaire qui a ou n'a pas le contrôle du ballon.
Sanction
Si la faute est commise sur un joueur qui n'est pas dans l'action de tirer, le jeu reprendra par une remise en jeu de l'extérieur du terrain par l'équipe non fautive, du point le plus proche de l'infraction.
Si la faute est commise sur un joueur qui est dans l'action de tirer et :
- si le panier du terrain est réussi, celui-ci doit compter et un lancer franc sera accordé,
- s'il s'agit d'un tir au panier du terrain depuis la zone à deux points non réussi, deux lancers francs doivent être accordés,
- s'il s'agit d'un tir au panier du terrain depuis la zone à trois points non réussi, trois lancers francs doivent être accordés,
- si la faute est commise sur le joueur juste avant ou au moment marquant la fin du temps de jeu d'une période ou d'une prolongation alors que le ballon est encore dans la ou les mains du joueur et que le panier est réussi, ce dernier ne doit pas compter. Deux ou trois lancers francs doivent être accordés.
Le cylindre
Le principe du cylindre est défini comme étant l'espace compris dans un cylindre imaginaire occupé par un joueur sur le terrain de jeu.
Il comprend l'espace situé au-dessus du joueur délimité comme suit :
- à l'avant du pneu après un quart de tour de roue en avant
- à l'arrière du pneu après un quart de tour de roue en arrière
- sur les côtés par la face externe des bras et des jambes. Les mains et les bras peuvent être étendus devant le torse et avoir au plus un écartement égal à celui des pieds, les bras étant fléchis aux coudes afin que les avant-bras et les mains soient levés.
Limites latérales et frontales du cylindre
Sur un terrain de basket, chaque joueur a le droit d'occuper sur le terrain toute place (cylindre) non déjà occupée par un adversaire.
Ce principe protège l'espace qu'il occupe sur le terrain et l'espace au-dessus de lui lorsqu'il lève les bras.
Dès que le joueur quitte sa position verticale (cylindre) et qu'un contact se produit avec un adversaire ayant déjà établi sa propre position verticale (cylindre), le joueur ayant quitté sa position verticale (cylindre) est responsable du contact.
Position légale de défense
Un défenseur occupe une position initiale légale de défense lorsqu'il fait face à un adversaire et qu'il fait du sur place.
La position légale de défense s'étend verticalement au-dessus de lui (cylindre) depuis le sol jusqu'au plafond. Il peut lever les bras et les mains au-dessus de sa tête ou sauter verticalement (sans décoller les pieds des pédales), mais il doit les maintenir en position verticale à l'intérieur du cylindre imaginaire.
Marquer un joueur qui contrôle le ballon
Lors du marquage d'un joueur qui contrôle le ballon (il le tient ou il dribble), les éléments de temps et de distance ne s'appliquent pas.
Le joueur qui a le ballon doit s'attendre à être marqué et être donc prêt à s'arrêter ou à changer de direction chaque fois qu'un adversaire prend une position initiale légale de défense en face de lui, même si cela se produit en une fraction de seconde.
Le défenseur doit prendre une position initiale légale de défense en évitant tout contact préalable avec le corps avant de prendre sa position.
Dès que le défenseur a pris une position initiale légale de défense, il peut se déplacer dans le but de marquer son adversaire mais il ne peut pas écarter ses bras, ses épaules, déplacer ses hanches ou son monocycle pour empêcher le dribbleur de le passer.
Pour juger une situation d'obstruction ou de passage en force d'un joueur porteur du ballon, l'arbitre doit suivre les principes suivants :
- le défenseur doit établir une position initiale légale de défense en faisant face au joueur porteur du ballon et en étant en surplace,
- le défenseur peut rester stationnaire, sauter verticalement ou se déplacer latéralement ou vers l'arrière dans le but de maintenir la position légale de défense.
- Lorsqu'un défenseur se déplace pour maintenir la position initiale légale de défense ne peut pas être en direction du joueur porteur du ballon.
- Le contact doit se produire sur le torse, auquel cas le défenseur est considéré comme étant arrivé le premier.
- Ayant pris une position légale de défense, le défenseur peut se tourner à l'intérieur de son cylindre afin d'amortir le choc ou pour éviter d'être blessé. Dans les cas décrits ci-dessus, la faute doit être considérée comme ayant été commise par le joueur porteur du ballon.
Joueur en l'air
Il est interdit de toucher et jouer le ballon sans avoir les 2 pieds sur les pédales de son monocycle.
Il est autorisé de jouer un ballon en sautant avec son monocycle, les deux pieds sur les pédales.
Marquer un joueur qui ne contrôle pas le ballon
Un joueur qui ne contrôle pas le ballon a le droit de se déplacer librement sur le terrain et de prendre toute position qui n'est pas déjà occupée par un autre joueur.
En marquant un joueur qui ne contrôle pas le ballon, il faut appliquer les éléments de temps et de distance.
Cela signifie qu'un défenseur ne peut pas prendre une position si près ou si rapidement sur la trajectoire d'un adversaire en déplacement que ce dernier n'a pas suffisamment de temps ou de distance pour, soit s'arrêter, soit changer de direction.
La distance est directement proportionnelle à la vitesse de l'adversaire, jamais moins d'un pas normal (ou demi tour de roue), et jamais plus de deux pas normaux (demi tours de roue).
Si un joueur ne respecte pas les éléments de temps et de distance en prenant sa position initiale légale de défense et qu'un contact avec un adversaire se produit, il est responsable du contact.
Dès qu'un défenseur a pris une position initiale légale de défense, il ne doit pas provoquer de contact avec un adversaire dans le but de l'empêcher de passer en écartant les bras, les épaules ou en plaçant ses hanches ou son monocycle sur sa trajectoire. Il peut se tourner ou placer son/ses bras devant et près de son corps, à l'intérieur de son cylindre, pour éviter d'être blessé.
Ecran
Il y a écran quand un joueur essaie de retarder ou d'empêcher un adversaire qui ne contrôle pas le ballon d'atteindre une position désirée sur le terrain.
L'écran est légal quand le joueur chargé de faire cet écran sur un adversaire :
- est stationnaire (à l'intérieur de son cylindre) quand le contact se produit,
- fait du sur place quand le contact se produit.
L'écran est illégal quand le joueur qui fait l'écran sur un adversaire :
- est en déplacement au moment du contact,
- n'a pas laissé un espace suffisant en faisant un écran hors du champ visuel d'un adversaire stationnaire quand le contact a lieu,
- n'a pas respecté les éléments de temps et de distance envers un adversaire en déplacement quand le contact s'est produit.
Si l'écran est établi dans le champ visuel (frontal ou latéral) d'un adversaire stationnaire, le joueur peut faire l'écran aussi près qu'il le désire à condition de ne pas provoquer de contact.
Si l'écran est établi hors du champ visuel d'un adversaire stationnaire, le joueur qui fait l'écran doit permettre à l'adversaire de faire un pas normal (demi tour de roue) vers l'écran sans provoquer de contact.
Si l'adversaire est en déplacement, les éléments de temps et de distance doivent être appliqués. Le joueur qui établit l'écran doit laisser assez d'espace pour que le joueur sur lequel l'écran a été fait soit en mesure d'éviter l'écran en s'arrêtant ou en changeant de direction. La distance requise n'est jamais de moins d'un pas normal (demi tour de roue), et jamais de plus de deux pas normaux (demi tours de roue).
Un joueur sur lequel un écran légal a été fait est responsable de tout contact avec le joueur qui a établi l'écran.
Obstruction
Un joueur qui essaie de faire écran commet une obstruction si un contact se produit alors qu'il se déplace et que son adversaire est stationnaire ou s'éloigne de lui.
Si un joueur ne tenant pas compte du ballon fait face à un adversaire et change de position quand l'adversaire en change, ce joueur est responsable en premier lieu de tout contact qui se produit, à moins que d'autres facteurs n'interviennent. L'expression « à moins que d'autres facteurs n'interviennent » fait référence aux actions délibérées de pousser, bousculer ou tenir le joueur sur lequel l'écran est fait.
Il est permis à un joueur d'écarter le ou les bras, ou le ou les coudes, en-dehors de son cylindre quand il prend une position sur le terrain, mais ceux-ci doivent être abaissés à l'intérieur de son cylindre lorsqu'un adversaire essaie de passer. Si le ou les bras ou le ou les coudes sont à l'extérieur de son cylindre et qu'un contact se produit, il y a obstruction ou tenu.
Toucher un adversaire avec la main ou le bras
Toucher un adversaire avec la ou les mains n'est pas nécessairement une infraction en soi.
Les arbitres doivent décider si le joueur qui a provoqué le contact a obtenu un avantage.
Si le contact provoqué par un joueur restreint d'une manière quelconque la liberté de mouvement d'un adversaire, ce genre de contact est une faute.
Il y a utilisation illégale de la ou des mains et du ou des bras écartés lorsque le défenseur est en position de défense et que sa ou ses mains ou son ou ses bras sont placés et restent en contact sur un adversaire avec ou sans le ballon.
Toucher ou « piquer » plusieurs fois du bout des doigts un adversaire avec ou sans le ballon est une faute car cela pourrait conduire à une escalade de brutalité.
Un attaquant porteur du ballon commet une faute :
- s'il crochète ou enveloppe un défenseur avec un bras ou un coude dans le but d'obtenir un avantage,
- s'il repousse un défenseur dans le but de l'empêcher de jouer ou d'essayer de jouer le ballon ou dans le but de créer plus d'espace entre lui et le défenseur,
- si, lors d'un dribble, il étend l'avant bras ou la main pour empêcher un adversaire de prendre le contrôle du ballon.
Un attaquant sans le ballon commet une faute s'il repousse un adversaire dans le but :
- de se libérer pour recevoir le ballon,
- d'empêcher le défenseur de jouer ou d'essayer de jouer le ballon,
- de créer plus d'espace entre lui et le défenseur.
Faute antisportive
Une faute antisportive est une faute personnelle, commise par un joueur et qui, selon l'avis de l'arbitre, n'est pas une tentative légitime de jouer directement le ballon dans l'esprit et l'intention des règles.
Les fautes antisportives doivent être interprétées de la même manière pendant toute la rencontre.
L'arbitre doit juger seulement l'action.
Pour juger si vraiment la faute est antisportive, les arbitres doivent appliquer les principes suivants :
- si un joueur ne fait aucun effort pour jouer le ballon et qu'un contact se produit, il s'agit d'une faute antisportive,
- si, dans l'effort pour jouer le ballon, un joueur cause un contact excessif (faute rude), alors le contact doit être considéré comme antisportif,
- si un joueur tient, frappe, donne un coup de pied ou pousse un adversaire délibérément, il y a faute antisportive,
- si un joueur commet une faute alors qu'il fait un effort légitime pour jouer le ballon (action normale de basket), il n'y a pas faute antisportive.
Un joueur qui commet des fautes antisportives à plusieurs reprises doit être exclu.
Un ou plusieurs lancers francs sont accordés à l'adversaire, suivis de la possession du ballon pour une remise en jeu de l'extérieur du terrain, du milieu de la ligne de touche, à l'opposé de la table de marque. Le nombre de lancers francs accordés doit être comme suit :
- si la faute a été commise sur un joueur qui n'était pas dans l'action de tirer : deux lancers francs,
- si la faute est commise sur un joueur dans l'action de tirer : le panier, s'il est réussi, compte et en plus un lancer franc,
- si la faute est commise sur un joueur dans l'action de tirer et dont le panier n'est pas réussi : deux ou trois lancers francs, selon l'endroit d'où le tir au panier du terrain a été tenté.
Faute disqualifiante
Tout comportement antisportif flagrant d'un joueur, d'un remplaçant, d'un entraîneur, d'un entraîneur adjoint ou d'un accompagnateur est une faute disqualifiante.
Il doit être disqualifié, se rendre et rester dans le vestiaire de son équipe pendant toute la durée de la rencontre ou s'il préfère, il peut quitter l'enceinte du bâtiment.
Un ou des lancers francs sont accordés à l'adversaire suivis de la possession du ballon pour une remise en jeu de l'extérieur du terrain, du milieu de la ligne de touche, à l'opposé de la table de marque. Le nombre de lancers francs à accorder est le même qu'en cas de faute antisportive.
Faute technique d'un joueur
Une faute personnelle est une faute de joueur qui implique un contact avec un adversaire, que le ballon soit vivant ou mort. Un joueur ne doit pas tenir, bloquer, pousser, charger, accrocher un adversaire ni empêcher sa progression au moyen de ses mains, bras, coudes, épaules, hanches, jambes, genoux ou de son monocycle ou en pliant son corps d'une façon anormale (à l'extérieur de son cylindre) ou encore en utilisant des moyens brutaux ou violents.
L'obstruction est un contact personnel illégal qui empêche la progression d'un adversaire avec ou sans le ballon.
Charger, c'est le contact personnel d'un joueur, avec ou sans ballon, qui pousse ou tente de passer en force contre le torse d'un adversaire.
Le marquage illégal par derrière est le contact personnel par derrière d'un défenseur avec un adversaire. Le simple fait que le défenseur tente de disputer le ballon ne justifie pas le contact par derrière avec un adversaire.
Tenir, c'est un contact personnel avec un adversaire qui restreint sa liberté de mouvement. Ce contact (tenir) peut se produire avec n'importe quelle partie du corps.
L'écran illégal est une tentative illégale pour retarder ou empêcher un adversaire qui ne contrôle pas le ballon d'atteindre un emplacement désiré sur le terrain de jeu.
L'usage illégal des mains se produit quand un joueur, en position de défense, place et maintient sa ou ses mains en contact avec un adversaire, avec ou sans le ballon, pour empêcher sa progression.
Pousser, c'est un contact personnel avec n'importe quelle partie du corps qui se produit lorsqu'un joueur déplace ou tente de déplacer en force un adversaire qui a ou n'a pas le contrôle du ballon.
Sanction
Si la faute est commise sur un joueur qui n'est pas dans l'action de tirer, le jeu reprendra par une remise en jeu de l'extérieur du terrain par l'équipe non fautive, du point le plus proche de l'infraction.
Si la faute est commise sur un joueur qui est dans l'action de tirer et :
- si le panier du terrain est réussi, celui-ci doit compter et un lancer franc sera accordé,
- s'il s'agit d'un tir au panier du terrain depuis la zone à deux points non réussi, deux lancers francs doivent être accordés,
- s'il s'agit d'un tir au panier du terrain depuis la zone à trois points non réussi, trois lancers francs doivent être accordés,
- si la faute est commise sur le joueur juste avant ou au moment marquant la fin du temps de jeu d'une période ou d'une prolongation alors que le ballon est encore dans la ou les mains du joueur et que le panier est réussi, ce dernier ne doit pas compter. Deux ou trois lancers francs doivent être accordés.

